Publications

Auteurs: Lya Lugon, Charles Kimmerlin, Youngseob Kim, Pierre Pousset, Jérémie Achille, Fabrice Joly, Florian Couvidat, Serge Collet, Benjamin Cuniasse, Matteo Redaelli, Karine Sartelet

Date de publication: 15/03/2026

Contribution multipolluants du chauffage au bois aux émissions, aux concentrations et à l’exposition de la population pendant la période hivernale, jusqu’au niveau de la rue

Cette étude estime l’impact du chauffage au bois sur la qualité de l’air en hiver en France Métropolitaine, avec une analyse détaillée jusqu’au niveau des rues à Paris. En utilisant la chaîne de modélisation multi-échelle CHIMERE/MUNICH/SSH-aerosol, l’étude représente la concentration de plusieurs polluants liés à des risques pour la santé, comme les particules fines (PM2.5), le carbone suie et les particules ultrafines.
Les résultats montrent que le chauffage au bois est une source majeure de pollution atmosphérique. En France, le chauffage au bois contribue avec environ 40 % des concentrations de PM2.5, 72 % du carbone suie et 77 % de la matière organique particulaire, mais son impact sur les particules ultrafines est inférieur, d’environ 15%. À Paris, l’impact du chauffage au bois sur les concentrations reste aussi important, même si le trafic routier contribue de façon significative aux concentrations de carbone suie. Cette étude montre aussi que les usages “de confort” ou d’appoint des cheminées et poêles représentent près de 98 % des émissions des particules liées au chauffage au bois en région parisienne.
Enfin, cette étude analyse deux scénarios pour 2030, un pour représenter l’évolution tendancielle de l’utilisation du chauffage au bois, et un autre scénario pour représenter des politiques publiques plus ambitieuses de réduction de ces émissions. Dans le scénario tendanciel, les concentrations de PM2.5 pourraient diminuer d’environ 14 % en France grâce au renouvellement des équipements. Des politiques plus ambitieuses permettraient une réduction encore plus importante des concentrations, d’environ 20% pour les PM2.5 et 43% pour la matière organique particulaire.

Auteurs: Gaëlle Uzu, Cécile Tassel, Jean-Luc Jaffrezo, Pamela Dominutti, Kaspar R. Daellenbach, Sophie Darfeuil, Rhabira Elazzouzi, Paolo Laj, Anouk Marsal, Takoua Mhadhbi, Vy Ngoc Thuy Dinh, Céline Voiron, Stephan Houdier, Marc Durif, Mélodie Chatain, Florie Francony, Julie Cozic, Guillaume Salque Moreton, Meryll Le Quilleuc, Véronique Ghersi, Grégory Gille, Boualem Mesbah, Evdokia Stratigou, Manuela Zublena, Henri Diémoz, Andrés Alastuey, Barbara D’Anna, Nicolas Marchand, Sébastien Conil, Valérie Gros, Marloes F. van Os, Imre Salma, Nikolaos Mihalopoulos, Griša Močnik, Katja Džepina, Katarzyna Styszko, Christoph Hüglin, Xavier Querol, André S. H. Prévôt, Olivier Favez, Valérie Siroux 

Date de publication: 22/10/2025

niveaux de PO et PM en Europe.

Potentiel oxydant des particules atmosphériques en Europe et scénarios d’exposition

Une vaste étude menée sur 43 sites (la station des Halles  de Paris est également une composante du projet URBHEALTH) à travers l’Europe montre que les particules atmosphériques ne présentent pas toutes le même risque pour la santé : leur capacité à provoquer un stress oxydatif dans les poumons, le potentiel oxydant (PO), varie fortement selon l’environnement et les sources d’émission. Coordonnée par l’Université Grenoble Alpes avec le CNRS, l’Inserm et l’IRD, cette étude révèle que le PO peut être jusqu’à trois fois plus élevé en milieu urbain proche du trafic routier qu’en zone rurale. Les niveaux moyens observés à Paris sont dans les moyennes des sites de fond urbains européens.

En analysant plus de 11 000 mesures à l’aide de deux méthodes standardisées, les chercheurs démontrent que le trafic routier constitue l’un des principaux leviers d’action pour réduire ce PO en ville, tandis que diminuer les émissions des PM issues à la fois du trafic et de la combustion de biomasse est indispensable pour atteindre les recommandations de l’OMS. 

Ces résultats apportent des données inédites pour éclairer la révision des normes européennes de qualité de l’air et orienter des politiques de santé publique plus efficaces.

Lien vers la publication 

Auteurs: Lya Lugon, Chloé Kemgne, Valentine Le Vot, Nicolas Mauchard, Bérénice Vu Quang, Chaopeng Wang, Soo-jin Park, Youngseob Kim, Jérémy Vigneron, Fabrice Dugay, Olivier Sanchez , Karine Sartelet

Date de publication: 20/10/2025

Dans quelle mesure pouvons-nous améliorer la qualité de l’air urbain et réduire l’exposition de la population en modifiant les modes de mobilité ? Une analyse à Paris

Dans quelle mesure pouvons-nous améliorer la qualité de l’air urbain et réduire l’exposition de la population en modifiant la mobilité ? Pour répondre à cette question, cinq scénarios de mobilité très ambitieux ont été envisagés pour la région parisienne et appliqués dans une chaîne de simulation multi-échelle innovante afin d’estimer les concentrations jusqu’au niveau de la rue. Les polluants réglementés dioxyde d’azote (NO2) et particules fines (PM2,5) sont analysés, ainsi que les polluants émergents carbone suie (BC) et les particules ultrafines (UFP). Si les scénarios de mobilité urbaine ne se sont pas révélés efficaces pour réduire l’exposition de la population aux PM2,5, ils pourraient toutefois réduire considérablement l’exposition de la population au BC, aux UFP et au NO2.

Lien vers la publication 

Auteurs: Misha Faber, Karine Sartelet, Gaelle Uzu, Gilles Foret

Date de publication: 29/07/2025

Synthèse de la journée de lancement du projet URBHEALTH